A la rencontre d'initiatives éco-responsables, solidaires, fertiles et épanouissantes
Début mai 2013, M. Poutine fait attendre plusieurs heures l'états-unien John Kerry,
secrétaire d'état de la maison blanche, avant d’entamer un échange tendu. Le motif ? L'"apocalypse des abeilles" dont le Kremlin avertit qu’elle "mènera très certainement" à une guerre mondiale. (j'ai du mal à croire que le président russe se soit exprimé en ces termes précis, mais c'est ce qu'ont affirmé de nombreux médias )
Si l'événement n'a pas rencontré un écho important parmi les grands médias français, il met en avant un fait qu'on répète depuis des années : les abeilles sont en danger, alors qu'elles sont d'excellentes pollinisatrices essentielles à l’écosystème (si vous n'êtes pas convaincus que ce soit si grave que ça, allez voir par là – oh, au passage, Einstein n'a jamais rien dit sur les abeilles).
Qu'est-ce qui les menace ?
A priori, beaucoup trop de choses : en première ligne
, les pesticides, notamment les néonicotinoïdes mis en cause par Poutine et vaguement interdits par la Commission Européenne.
S'ajoute à ça les épidémies, qui se développent principalement les élevages intensifs , ou encore le frelon asiatique, dévoreur d'abeilles . Un autre facteur particulièrement important est la forte réduction de la biodiversité ; les haies qui bordaient les champs, notamment, se font rares, étant jugées superflues dans l'agriculture conventionnelle.
On dit aussi que les téléphones portables pourraient désorienter les abeilles, et le réchauffement climatique est également régulièrement mis en cause, mais c'est parfois contesté.
Qu'est-ce qu'on y peut ?
Alors, moi, je mange du miel !
Comme toujours, on peut agir en étant attentifs à nos choix de consommation : si l'on mange du miel, on soutient des apiculteurs grâce à qui vivent des centaines d'abeilles.
Mais attention, si acheter du miel c'est déjà super, il faut quand même savoir qu'en apiculture industrielle, les abeilles meurent en masse de fatigue, de surpeuplement des ruches, et qu'elles sont privées de miel (qui les nourrit et assure leur bonne santé) qu'on remplace par du sucre blanc et des antibiotiques qui les affaiblissent. Pour rester cohérent, j'achète donc du miel bio (au même prix que les autres miels, chez moi ! Quelle chance)
Bien sûr, acheter des produits issus d'une agriculture utilisant peu ou pas de pesticide est tout benef' pour les abeilles, tout comme mettre dans son jardin le plus possible de plantes appréciées des pollinisateurs (je choisis celles qui ne demandent pas d'entretien ;-) )
Pour aller plus loin ...
il existe des apicultures alternatives, qui prennent davantage en compte la santé des abeilles et la façon dont elles s'organisent naturellement que l'apiculture industrielle : c'est le cas de celle développée par Maurice Chaudière , qui utilise des « ruches solaires » dites « héliantes »